Découvrir la Charente Maritime

Camping à Chaniers en bord de Charente
Plage de la Matha à Oléron sur la côte de Charente Maritime proche du camping Belle Rivière
Séparateur svg camping Belle Rivière à Chaniers

Un patrimoine qui se déroule au fil de la Charente et de ses affluents

Des paysages lumineux, (la Charente-Maritime est un des départements les plus ensoleillés de France), une douceur de vivre provinciale au noble sens du terme, rythmé par le cours de paisibles rivières et des saisons viticoles propice au développement d'un patrimoine culinaire impressionnant, le pays charentais n'en a pas moins connu des épisodes agités, convoité tant par la couronne d'Angleterre que jalousement gardé par le royaume de France.

Ces épisodes, mais aussi d'anciennes frontières encore visibles ont façonné les paysages et les villes et que vous aurez l'occasion de découvrir lors de votre séjour au camping Belle Rivière, à Chaniers, entre Saintes et Cognac.

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La gastronomie des Charentes, entre terroir et littoral.

"Entre terroir et littoral.", oui, cela fait cliché et l'on vous l'a resservie cent fois, de Dunkerque à Menton, de Plougastel-Daoulas à Schiltigheim, mais dans le cas des actuelles Charentes, nous persistons : quand on a eu comme chargé de communication et promoteur le roi de France François 1er, rien d'étonnant à être devenue région largement favorisée par le pouvoir de l'époque, y compris en matière d'infrastructure de transport et la haute navigabilité de la Charente.

Et qui dit transport, dit diversité d'ingrédients, bonne chère et heureuse formule, comme dans le cas Lyonnais, ou de celui qui nous occupe, l'Angoumois, région d'Angoulême englobant une bonne partie des deux Charentes actuelles. Facile donc d'oser des mélanges peu habituels, liant produits de la mer et viandes du terroir. La fameuse fricassée de jaud (jeune coq) aux huîtres ou les volailles aux fruits de mer auraient-ils vu le jour sans une bonne dose de favoritisme royal ?

Le visiteur venant des grandes métropoles, s'attendant avec un brin de condescendance, à voir des grand-mères édentées s'affairant devant un sinistre plat de chou en sera pour ses frais : cuisine de paysans et de pêcheurs, certes, mais d'une créativité aussi étonnante que peu connue, hors des cercles de bons-vivants, gastronomes et autres épicuriens qui délaissent discrètement la si fameuse et proche Dordogne pour y déguster des cagouilles à la Charentaise, ces escargots petit-gris fourrés à la viande hachée et mitonnés dans une sauce à la tomate et au vin blanc charentais, ou s'adonner à l'éclade, cette grillade de moules charentaises où les moules sont grillées sous des aiguilles de pin.

Vous prendrez le temps de déguster un cognac, de vous prendre en photo, l'air pénétré, avec le dit cognac et ferez chauffer les likes de vos réseaux sociaux en évoquant la mémoire du chevalier Jacques de la Croix Maron, Seigneur de Segonzac. Mais sachez d'abord que le cognac, tel que nous le connaissons, est unique dans la façon dont il est distillé : la distillation à la charentaise, soit la double distillation en double-chauffe. Une première distillation produit un liquide intermédiaire, titrant dans les 30°. La deuxième transforme le liquide, séparant les condensats sous le contrôle d'un distillateur, charentais sur plusieurs génération, en cognac à naître et sera élevé en fût, charentais, pendant au moins deux ans.

Alambic de Cognac à double distillation en Charente Maritime proche du camping

C'est sans doute au Seigneur de Segonzac que nous devons le procédé de distillation charentais. Homme plein d'onction, voire dévot, dans un XVIIe non moins inquiet de bonne religion, il passait pour obsédé par la présence du Malin, qui pensait-il le pourchassait.

Sans surprise, il finit capturé, en songe, par une armée de démons et le Diable lui-même le plongea dans un immense et étrange chaudron, dont la température augmentait à un rythme régulier et précis, dans l'optique évidente d'extraire l'âme du saint homme.

Fortifié par sa foi, celui-ci survécu, plongeant Satan dans une froide colère : Satan procéda alors à une deuxième cuisson, croyant venir à bout du chevalier. Rien n'y fit et c'est avec une satisfaction très chrétienne que le chevalier se réveilla, avec en tête, les plans précis du chaudron du Diable et de sa technique de double-cuisson.

Les chroniques de l'époque ne donnent aucun renseignement sur les facteurs hépatiques du chevalier de la Croix Maron, seigneur de Segonzac, facteurs peut-être à l'origine de ce songe. Et de ce génie.

Une histoire riche et des frontières bousculées

Frontière linguistique : C'est en Charente que vous traversez la frontière linguistique en langue d'oïl et langue d'oc. Plus précisément, c'est à l'est d'Angoulême que le poitevin-saintongeais, variante dialectale du français cède sa place au limousin, variante dialectale de l'occitan. Ces langues sont encore bien visibles dans la toponymie mais connaissent également, avec les cultures associées, une dynamique propre que la fréquentation des bars à Cognac vous confirmera. Des groupes de tendance rock & folk les utilisent joyeusement. Ainsi, à l'ouest d'Angoulême, Les Binuchards se produisent un peu partout. A l'est, tendance ska, Les Goulamas'k, au nom prophétique pré-covid.

Frontière étatique : Le nez de Cléopâtre, on le sait désormais, eut moins d'influence sur l'histoire que la plastique d'Aliénor d'Aquitaine. C'est à elle et à la personnalité brillante d'Aliénor que l'on doit cent ans de guerre titanesque entre les deux plus puissants royaumes de l'Europe de l'Ouest. Anglaises ou française au gré des sièges et des assauts, les actuelles Charentes n'ont cessé de changer de main qu'à la fin du Moyen-Âge et avec l'aide étonnante du duc François Ier de Bretagne, que l'on a connu plus inspiré.

Frontière religieuse : Damnés papistes contre l'Église prétendument réformée, Dieu merci (et laudamus) l'esprit charentais et le commun bon sens ont pris le dessus sur les outrances sanglantes des Guerres de Religions. L'esprit rebelle de la région pourrait y expliquer l'expansion du protestantisme, on s'y révoltait de manière aussi violente contre des réformes fiscales malvenues. On ne sait si l'austère Calvin lors de son séjour dans à Cognac eut le temps d'y siroter un breuvage éponyme et d'y trouver la sérénité… désormais restaurée dans la région.

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